Pororoca, c’est un groupe de onze personnes. Un groupe de jeunes qui ne se sépare pas. Ils sont ensemble, toujours, pour se découvrir, savoir ce qui les fait, ce qu’ils peuvent faire.
Un groupe, un vrai, hystérique et débordant d‘énergie par l’intensité de leurs corps, pour s’épuiser ou presque dans une alternance de temps. Car ce groupe est sûr d’une chose: il faut tout revoir, tout envisager et ne surtout pas s’arrêter.
Onze individus dirigés par Lia Rodrigues se tiennent côte à côte, objets divers à la main (tissus, cartons, table, chaise, etc.), prêts à mettre le foutoir dans leur espace scénique. Et dans une impulsion de tous, ils jettent ce qu'ils tenaient en main, les ramassent, les rejettent, encore et encore, comme pour mieux marquer leur espace de découverte, juste pour se sentir chez soi.
Commence alors une exhibition d’eux-mêmes dans un amusement enfantin proche du primitif où le naïf de la confrontation et de l’exploration de l’autre prédomine. Sans oublier l’autre, celui qui les regarde, le public. Car ils le savent, ils sont observés et c’est non dans une certaine moquerie –ils vont jusqu’à imiter des bruits d’animaux–, que ce groupe se joue de son public, comme pour mieux le questionner.
Simplement pour dire toute la beauté de revoir l’autre d’un regard exempt de toute influence. Et de foncer.

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