Effleurer l'absolu

29.11.11
- par Claire Duquène

 

Like me more like me, la dernière création des danseurs-chorégraphes Thomas Hauert et Scott Heron nous offre une alternative… Elle n’explique pas, elle est. Elle ne figure pas, elle ouvre.

Deux hommes entrent en scène. Ils s’observent, se jaugent, pour entamer un dialogue à contretemps. Brièveté et complexité des actions, rapidité des enchaînements, virtuosité et précision des mouvements sont comme autant de signes insaisissables. Une expression chorégraphique forte et volatile s’en dégage, à contre-courant, voire ex nihilo.

La réécriture ironique de différents langages chorégraphiques (classique, sévillane, hip-hop...) se joue des conventions du monde de la danse, et au-delà, des normes de la société. Lorsque les danseurs enfilent des chaussures et/ou vêtements féminins, ils relativisent la notion de genre.

On ne sait si le sens découle de la forme ou l’inverse. Tous deux sont entremêlés, à l’image de ces deux corps qui luttent et s’aiment à la fois. De ces contrastes et de la confiance palpable entre les deux artistes naît une réalité supérieure, inattendue, évanescente, échappant à tout contrôle. Un goût d’absolu.

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