Il y a assurément une volonté chez Maya Bösch d’ancrer le spectateur dans l’univers bien particulier de la Beat Generation, à partir du poème Howl d’Allen Ginsberg.
A travers un lieu, des objets (livres, photos, sculptures, affiches, etc.) jonchés sur le sol, livrés à la curiosité du spectateur. A travers des corps allongés, fatigués, endormis qui s’éveillent et s’expriment. A travers ce son de guitare qui résonne. C'est une lente découverte de l’univers d’Allen Ginsberg qui est proposée. Celui d’une génération usée, cassée, et qui n’est pas sans rappeler celle d’aujourd’hui.
Ainsi pendant une heure et demie, le spectateur et les acteurs se côtoient, se touchent, se gênent, se parlent presque, se regardent et s’écoutent. Car ici, il y a un regroupement d’homme et de femme qui vivent un temps, Howl, rebaptisé Hope.
Par son dispositif, Maya Bösch offre au spectateur la possibilité de voir, d’entendre et de prendre ce dont il a envie. Une bonne façon de découvrir (ou de vivre sans imposer) qui ne laisse pas indifférent.

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