Un hommage assumé!

23.11.11
- par Pauline Guigou-Desmet

Mireille Mathieu, vous vous souvenez? Une coupe de cheveux improbable, des chansons vieillottes et un succès planétaire.

C’est à la Maison des 8 heures de Charleroi qu’ont surgi, en plein après-midi, six sosies de Mireille Mathieu. Brunettes frangées tout de noir vêtues, elles ont attiré les clients du bar vers l’arrière salle. C’est là qu’accompagnées d’un guitariste «bee gees», elles ont rendu un culte vibrant à leur idole.

A travers cette performance, Nada Schnock et son équipe nous replongent dans la magie des années septante. Tantôt a cappella, tantôt accompagnées ou en play back, les Mireilles reprennent les grands standards de l’époque et s’en donnent à cœur joie. «Je veux l’aimer», «Je voudrais qu’il soit malheureux», sans oublier l’incontournable «Une femme amoureuse».

Qu’est-ce qui plaît tant chez elles? Leur look de cathos coincées, leurs mimiques, leurs chorégraphies soignées? Ou serait-ce simplement la niaiserie des paroles? Comme «Je voudrais qu’il soit malheureux, qu’on le fuit comme un lépreux» ou «comme une biche amoureuse d’un lion en silence»... C’est drôle, décalé, délicieusement ringard, et ça marche –en particulier chez les aînés. On repart avec un air en tête; une rengaine certes, mais tellement sentimentale!

Finalement, que nous apprend ce Mireille revival? Que nous sommes une génération nostalgique, friande de kitsch, de poésie désuète et d’exaltation.

Merci donc aux Mireilles pour cet hommage à la chanson populaire. En espérant que la prochaine fois qu’elles nous embarquerons, le voyage sera un peu plus long.

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