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    Pororoca © Sammi Landweer

Pororoca

    Lia Rodrigues

    Engagée, Lia Rodrigues l’est assurément. Voici quelques années, cette figure majeure de la danse au Brésil a choisi d’ancrer son travail dans une favela de Rio de Janeiro. C’est là qu’elle a créé Pororoca, un spectacle à l’énergie véritablement communicative. Dans la langue Tupi, le mot “pororoca” désigne le corps à corps entre les flots rugissants de l’Amazone et les courants de l’Atlantique où il se jette. Pour Rodrigues, il devient métaphore de la rencontre des différences. Agitant la scène d’une houle tumultueuse, elle dresse ses onze danseurs en une vague multicolore qui se gonfle, roule, se brise et se reforme sans cesse en de nouvelles étreintes. L’affirmation d’un être-là qui propage le murmure d’un “autre monde possible”.

    Conception Lia Rodrigues
    De et avec Amália Lima, Ana Paula Kamozaki, Lidia Larangeira, Calixto Neto, Thais Galliac, Jamil Cardoso, Leonardo Nunes, Gabriele Nascimento, Paula de Paula, Bruna Thimotheo, Francisco Cavalcanti
    Avec la participation à la création de Allyson Amaral, Clarissa Rego, Carolina Campos, Volmir Cordeiro, Priscilla Maia
    Collaboration Jeanne de Lima, Luana Bezerra
    Assistant chorégraphe Jamil Cardoso
    Assistante chorégraphe pour le répertoire Amália Lima
    Dramaturgie Silvia Soter
    Costumes João Saldanha, Marcelo Braga
    Lumière Nicolas Boudier
    Régie générale Magali Foubert
     
    Coproduction CCN d'Angers/Le Quai d'Angers/Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine/Théâtre de la Ville de Paris/Festival d'Automne à Paris/Kunstenfestivaldesarts
    Charleroi/Danses remercie Grand Studio
    Co-présentation Europalia International/Charleroi/Danses

    Une Danse sans précaution, le geste à vif.

    DES NAUFRAGÉS débarquent. Qui s'abrite sous. une table, qui s'accroche à un fauteuil, qui se contente de serrer son tee-shirt comme une bouée de sauvetage. Pororoca, création 2009 pour onze danseurs de Lia Rodrigues, prend son élan dans son titre, qui désigne une vague immense née de la confrontation de l'océan et d'un fleuve....

    ...Le plus souvent dansé en silence, Pororoca fait claquer les os, les muscles, gronder les souffles. En 2005, Incarnat (2005), première pièce inspirée par la favela, crachait son sang ketchup pour raconter la dureté du contexte et l'incompréhension de la chorégraphe. Quatre ans plus tard, Pororoca extrait du chaos apparent-une partition chorégraphique tumultueuse d'une beauté féroce. 

    R.Boisseau - Le Monde - 11 et 12 avril 2010

    Programmation

    26.11 21:00 BE Charleroi Les Écuries

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