Kiss & Cry NanoDanses
Michèle Anne De Mey & Jaco Van Dormael
Incontestablement LE spectacle de la saison passée. Objet d’un culte en devenir au sein de la communauté de ceux qui ont eu la chance d’y assister, adoubé par la presse (Le Soir, La Libre Belgique, Télérama, Arte,...), sacré Meilleur spectacle de danse par les Prix de la critique 2011, Kiss & Cry – performance théâtrale filmée mettant en scène dans un décor de miniatures une chorégraphie pour quatre mains – revient à Charleroi quelque treize mois après y avoir été présenté lors de la Biennale. Entre temps, la pièce aura eu le temps de conquérir le cœur du public belge, mais aussi du monde entier. Paris, Santiago, Beyrouth ou encore Montréal figurent au nombre des villes visitées par Gisèle, l’attachante protagoniste de ce conte doux-amer. Ne manquez pas ce petit bijou de poésie et d’inventivité, fable universelle où l’humanité dans son entier tient dans un mouchoir de poche.
« Entrer dans le Nanomonde, c’est regarder la matière à très petite échelle. Une décomposition extrême qui permet de comparer l’exploration de l’infiniment petit à celle de l’infiniment grand, cette fois au cœur de la matière Danse. Rien n’est grand ou petit que par comparaison disait Gulliver en arrivant à Brobdingnag. « Il s’agira de faire du spectaculaire avec du tout petit. » Utilisant à la fois la technologie (micro caméras, projection sur écran, filmage en direct) et l’artisanal (décors et personnages de modèles réduits). Ce contraste mettra en évidence la fragilité et la simplicité d’un univers poétique où l’on se jouera de la pesanteur en travaillant sur le monde du dessus et du dessous... Intempéries miniatures, grands ballets aquatiques revus à l’échelle de dix doigts, illusionnisme et illusions d’optique. Kiss & Cry met le spectateur face à l’envers du décor. Sur scène, la caméra révèle des petits mondes cachés, la danse des doigts, des personnages miniatures chevauchant une tortue géante. Les doigts danseurs traversent avec agilité des mondes ludiques. L’index est boiteux, le pouce fait bande à part. Chaque univers en contient un autre plus petit. Les miniatures sont le miroir de notre monde, avec la force satirique et le pouvoir d’abstraction que crée la distorsion des échelles.. »
Jaco Van Dormael, Michèle Anne De Mey
CRÉATION
ÉQUIPE EN TOURNÉES
Chorégraphe belge, Michèle Anne De Mey, née à Bruxelles en 1959, étudie de 1976 à 1979 à Mudra, l’école fondée par Maurice Béjart à Bruxelles.
Elle signe sa première chorégraphie Passé Simple en 1981 et donne une nouvelle orientation à la danse contemporaine qu’elle poursuivra avec les duos Ballatum (1984) et Face à Face (1986).
En 1983, elle est l'une des quatre membres fondatrices de la compagnie Rosas.
Elle collabore durant 6 ans à la création et à l’interprétation de plusieurs pièces d’Anne Teresa de Keersmaeker dont Fase (1982), Rosas danst Rosas (1983), Elena’s Aria (1984) et Ottone, ottone (1988).
Bien qu’une attention particulière soit toujours portée au lien entre la danse et la musique, la structure chorégraphique des créations de Michèle Anne De Mey nourrit un contenu dramaturgique fort et place le danseur dans un rapport scène/public spécifique et novateur.
En 1990, à l’occasion de la création de Sinfonia Eroica, elle fonde sa propre compagnie “Astragale”. Viennent ensuite une trentaine de créations rencontrant chacune un succès international. On citera entre autre Châteaux en Espagne (1991), Pulcinella (1994), Love Sonnets (1994), Cahier (1995), Katamenia (1997), Utopie (2001), Raining Dogs (2002), 12 Easy Waltzes (2004)…
Michèle Anne De Mey développe également un important travail pédagogique (à Amsterdam, à l’INSAS-Bruxelles, au CNDC d’Angers, à l’École en Couleurs de Bruxelles).
Son travail chorégraphique est le point de départ de la réalisation de plusieurs films dont Love Sonnets et 21 Études à danser de Thierry De Mey, Face à Face d’Eric Pauwels. Créant son univers chorégraphique à partir de musiques fortes et de compositeurs de renom, elle travaille également avec Robert Wyatt et Jonathan Harvey.
Depuis plusieurs années, elle développe des collaborations étroites avec d’autres artistes comme le plasticien-scénographe Simon Siegmann, le réalisateur-compositeur Thierry De Mey, Stéphane Olivier, membre du collectif Transquinquennal et Gregory Grosjean avec qui elle signe le duo 12 Easy Waltzes.
En 2006 elle recréé Sinfonia Eroica, une de ses pièces phares des années 1990, une parade éclatante, insolente et solaire sur fond de symphonie héroïque de Beethoven.. Depuis lors, la pièce s’est produite plus de 100 fois, partout dans le monde.
En 2007 elle crée le spectacle P.L.U.G, sur la mécanique de l’accouplement et en 2009, elle présente le solo Koma, dans le cadre du festival Made in Korea initié par BOZAR. Ce solo fait partie d’une série de quatre dont les trois autres sont de Sidi Larbi Cherkaoui, Arco Renz et Thomas Hauert.
En Novembre 2009 elle crée Neige le pendant lunaire de Sinfonia Eroica. porté par la 7e symphonie de Beethoven.
A l'occasion du festival VIA, en mars 2011, elle créé avec Jaco Van Dormael et en collectif avec Gregory Grosjean, Thomas Gunzig, Julien Lambert, Nicolas Olivier et Sylvie Olivé, Kiss & Cry.
En mai 2012, elle présente sa dernière pièce Lamento, solo créé pour et interprété par la danseuse Gabriella Iacono à partir du Lamento d'Arianna de Monteverdi.
Michèle Anne De Mey est aujourd'hui artiste associée à Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Jaco Van Dormael est né le 9 février 1957 à Ixelles (Belgique). Enfance en Allemagne. Il étudie le cinéma à l'INSAS (Bruxelles) et Louis Lumière (Paris). Il a débuté comme clown et comme metteur en scène de théâtre pour enfants. Il a réalisé plusieurs courts métrages (fictions et documentaires), avant d’écrire et de réaliser trois longs métrages : Toto le Héros (1991) avec Michel Bouquet, Le Huitième Jour avec Pascal Duquenne et Daniel Auteuil (1996), et Mr. Nobody (2009) avec Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger. Ses courts-métrages : Maedeli-la-brèche (1980), Stade (1981), Les Voisins (1981), L'Imitateur (1982), Sortie de Secours (1983), E Pericoloso Sporgersi (1984), De Boot (1985). Ses longs métrages : Toto le Héros, caméra d'or Cannes (1991), Le Huitième Jour, prix d'interprétation Cannes (1996), Mr. Nobody, primé au Festival de Venise (2009). Théâtre - mise en scène : 1979 à 1983 : L’Enorme Bébé et sa Toute Petite Maman (Théâtre de la Guimbarde), Namcuticuti (Théâtre Isocèle), La Chasse au Dragon (Théâtre de Galafronie). 2000: Est-ce qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu ? (Théâtre Loyal de Trac)
Programmation
| 13.12 | 20:30 | BE | Charleroi | Les Écuries |
| 14.12 | 20:30 | BE | Charleroi | Les Écuries |
| 15.12 | 20:30 | BE | Charleroi | Les Écuries |














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