Derniers articles
Comme sur mars
27.12.11
Il est quatre heures du matin à Marseille. Un seul endroit pour se finir de vivre par les vies et les histoires de l’autre alors que de nombreux corps dorment déjà.
L’Art Haché. Ce sont des murs en pierre qui suintent, un plafond bas qui protège, des fauteuils usés qui recueillent, un sol noir qui ...
Tumulte
27.12.11
Le "Pororca" est un mascaret de l'Amazone. Il se forme quand les eaux du fleuve débouchent dans l'Océan Atlantique. De cette rencontre entre eau douce et salée surgit un bouillonnement.
Dans son Pororca, la chorégraphe Lia Rodrigues met en scène onze danseurs qui portent chacun ...
Automate de l'ordinaire cherche à survivre
27.12.11
Looking for something and feeling alone…
Barbara Mavro Thalassitis, chorégraphe et danseuse, propose une performance en deux temps: Still Alive et Vanitas. Seule en scène, elle explore, d’une part, le quotidien d’une femme dans toute sa lassitude et sa solitude et, d’autre part, la survivance possi...
Ne les regarde pas, fonce
27.12.11
Pororoca, c’est un groupe de onze personnes. Un groupe de jeunes qui ne se sépare pas. Ils sont ensemble, toujours, pour se découvrir, savoir ce qui les fait, ce qu’ils peuvent faire.
Un groupe, un vrai, hystérique et débordant d‘énergie par l’intensité de leurs corps, pour s’épuiser ou presque dan...
Célébrer les différences
27.12.11
Ils sont onze. Vêtus de couleurs vives et de genouillères. Ils entrent sur le plateau comme dans un tableau, une nature morte qui se mettrait rapidement en vie. Dans un charivari bigarré et une énergie qui donnent le ton à toute la représentation, ils lancent des objets de toutes sortes: chaises et ...
Jeux de mains
27.12.11
Sur le plateau, un petit tabouret et un tapis. Un écran, une caméra et une télévision. Et puis, un bouquet de fleurs inutiles, comme déposé là par accident. Et Michel Groisman dont seules les mains viendront à danser... Et tout devient cérémonial, exercice de concentration. L’artiste brésilien s’end...
Comme pour se distraire de ses mains
07.12.11
Porta das maos peut surprendre par son dispositif et la simplicité qui l’accompagne. Un tabouret éclairé par deux lumières, une télé face à celui-ci et un écran face au public. Entre alors Michel Groisman qui confirme ce ton simple et sans prétention: lui-même, ses vêtements, sa manière de s'ad...
Un an
07.12.11
Au commencement, il y a le noir.
Un son, proche du métallique, résonne timidement, pour ensuite s’accélérer. Comme pour forger dans l’acharnement l’objet du visible. Une boule, à l’aspect solaire, vouée à illuminer indolemment trois formes géométriques à l’allure pyramidales. Toute la matière spati...
Mon corps? Peut-être. Ma vie? Non...
30.11.11
Corps de ballet nous livre un témoignage particulier, celui de James Cortat (62 ans aujourd'hui) qui, fin des années 1970, fut danseur au Ballet Royal de Wallonie, à Charleroi. Sur l'immense plateau du PBA, Pascal Gravat, tout en dansant sa propre mémoire chorégraphique, porte la voix de J...
Quand le corps nous limite
30.11.11
Des objets prisonniers de la glace, pour l’Homme prisonnier de son propre corps.
Voici le propos de Carmen Blanco Principal dans ses travaux intitulés L’isola delle lacrime et Hurt(ing), une installation et une performance dans un même espace: le Hangar du PBA.
Elle y rend compte d’un état de fait...
Inachevé
30.11.11
Dans l’obscurité totale, une boule brille et reflète un soupçon de lumière au milieu de la scène. A l'avant-scène, un piano noir; les touches du clavier "jouent" seules. Ensorcelées, les notes qu'il libère s’élèvent et grimpent en puissance; la récurrence est angoissante, comme p...
Quand les artistes jouent avec nos nerfs
30.11.11
Passer de l’agitation de la ville/vie à l’univers savamment dépouillé de Brice Leroux et Seth Horvitz n’est pas chose aisée.
Tout commence dans l’obscurité, avec la répétition assidue d’une même note, sur un piano noir, automate. Le spectateur attend, cherche et focalise son regard sur les seuls po...
Effleurer l'absolu
29.11.11
Like me more like me, la dernière création des danseurs-chorégraphes Thomas Hauert et Scott Heron nous offre une alternative… Elle n’explique pas, elle est. Elle ne figure pas, elle ouvre.
Deux hommes entrent en scène. Ils s’observent, se jaugent, pour entamer un dialogue à contretemps. Brièveté...
(pas) un jour sans toi (en moi)
29.11.11
Laisse-moi te venir, de Dominique Thirion. Une performance dansée, chantée et parlée...
Danser les désirs protéiformes,
Provoquer la rencontre,
Titiller les sens des corps qui se côtoient
Jusqu’à y trouver une espèce de tendresse
Mêlée de douce violence
Rendre plastique la sensualité
Par...
De l’île des larmes à l’île de tous les possibles…
28.11.11
Voyage dans le temps et l’espace. Voyage dans l’histoire personnelle de trois danseurs dont la vie, un jour, a basculé. Voyage dans la continuité des espoirs qui prennent d’autres formes mais ne disparaissent pas.
Carmen Blanco Principal, chorégraphe et plasticienne, met en lien les deux formes d’e...
Répétition générale
28.11.11
Il y a deux ans, la chorégraphe Flavia Ribeiro nous présentait un projet artistique où une trentaine de Carolos prenaient part à une expérience scénique, Danses du quotidien. Cette année, on nous ressert le même concept avec moins d’artifices et de décors mais nettement plus de participants! Contrai...
Je suis née pour chanter... ou pas...
28.11.11
Maison des 8 heures: quel meilleur endroit choisir que ce café pour une performance aux accents de karaoké?
Les sosies de Mireille Mathieu plantés tels des piquets nous font redécouvrir de vieux tubes version chorale religieuse. Ces mélodies chantées en chœur se répètent dans notre mémoire au point...
Quand beauté rime avec douleur
28.11.11
Le temps passe, et la passion devient souffrance. Le corps meurtri tourmente avec ardeur l’âme des artistes. L’envie et la persévérance réchauffent le cœur mais n’empêchent pas les membres de trembler. A travers le temps et les heures, L’Isola delle lacrime- Hur(ting) traduit la confession de trois ...
Vanitas vanitatum, omnia vanitas
28.11.11
Dans une pénombre austère et une odeur de métal, douze blocs de glace pendent au plafond et emprisonnent comme un souvenir, ici une chemise bleue, là un bouquet de fleur, un grille-pain ou une radiocassette. Débute alors une bal(l)ade mélancolique parmi ces blocs qui fondent, goutte à goutte, qui la...
Do you like threesome?
28.11.11
Quels danseurs! Quel plaisir de retrouver deux personnalités au charisme si séduisant et à la technique si maîtrisée: Cynthia Loemij et Mark Lorimer, tous deux passés interrpètes à ROSAS. To Intimate, création pour deux danseurs + un violoncelliste.
Les danseurs installent un univers très personnel...
I ♥ Thomas Hauert & Scott Heron
28.11.11
Sur les rythmes saccadés de la pluie qui tombe, les deux danseurs, Scott et Thomas, lancent la parade. Un dialogue des plus réjouissants s’installe: leurs corps se frôlent, se croisent, se mêlent… La danse est fluide, légère et inventive.
La nouvelle création de la compagnie Zoo/Thomas Hauert, Like...
Tea for two (intimate)
27.11.11
Avec To intimate, Mark Lorimer et Cynthia Loemij présentent un pas de deux espiègle qui se joue des éléments extérieurs - décor, violoncelliste, chaises - et explore la commun(icat)ion des corps. Un tea time rafraîchissant dans cette Biennale sérieuse.
Elle et Lui. Amis, amants, partenaires... Dans...
Conversation à trois voix
27.11.11
Trois artistes. Trois voix. Une communication et un échange intime avec le public, où chacun s’exprime dans son mode de langage favori.
Ensemble, Cynthia Loemij et Mark Lorimer explorent le langage du corps. On se souvient de ce duo particulièrement brillant qui en avait déjà fait vibrer plus d’un ...
Like me more like me
27.11.11
Eclairage minimal. Bruit de la pluie qui tombe. Bruit de l’orage qui gronde. Puis, deux chaises...
Le duo Thomas Hauert-Scott Heron prend place et démarre une chorégraphie faite de mouvements en symétrie inversée. Leurs corps semblent articulés comme des pantins. Leur géométrie automatisée, robotiq...
La lune, la nuit
27.11.11
Ritournelle du mouvement contrôlé et rythmé, la lune, la nuit, tourne sur elle-même et autour de la Terre. Sur un plateau, elle fait danser trois êtres sans identité, au visage non dévoilé, au vêtement identiquement blanc, comme pour mieux gommer leur personnalité…
Ils sont trois. Ils tournent. Sur...
Un vent de fraîcheur et de simplicité souffle sur la Biennale
27.11.11
Dans le solo mené par Katrien Vandergooten, c’est la question de la forme chorégraphique qui importe. Pierre Droulers mise sur l’économie du décor et de la musique au profit du corps lui-même et de ses mouvements. Tapis sonore grondant et lumière crue installent la danseuse dans l’espace brut du ...
Un dîner presque parfait
27.11.11
Sur le plateau, des tréteaux, des planches, en tas, des panneaux noirs contre les murs, des taches, des éclaboussures sur le sol, autant les reliquats d’une fête que d’un chantier. Un homme tire et étend un mince fil jusqu’à harponner dans le public (scène et gradins sont entièrement éclairés) un...
Zakouski suffisant
27.11.11
Pierre Droulers, l’un des quatre mousquetaires-directeurs de Charleroi/Danses, livre sa contribution à la Biennale 2011. Dans la grande halle du B.P.S.22, la fragile danseuse Katrien Vandergooten s’engage dans un seul-en-scène sous les auspices de Balthus. Vêtue d’une seule nuisette rose, elle en...
Hope, espoir déchu
24.11.11
C’est dans le froid et la lumière crue du Hangar du PBA que Maya Bösch et sa compagnie sturmfrei ont choisi de présenter une fable urbaine désenchantée et engagée, sur fond de démence et de chaos organisé: Hope, basé sur le mythique poème-performance, Howl, d’Allen Ginsberg. Un no man’s land saisiss...
Agir?
23.11.11
Hope, Howl de Maya Bösch (d'après un texte d'Allen Ginsberg) se déroule dans un hangar. Au sol, une installation d’objets à forte charge culturelle (étoile juive, Christ en croix, image de la Mecque, livre hindouiste, drapeau américain) ou émotionnelle (armes, sexe, drogues, alcool, menott...
Jusqu'à faire danser le poème...
23.11.11
J'ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés, hystériques, nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne (…)...
Comme replongé dans le passé
23.11.11
Il y a assurément une volonté chez Maya Bösch d’ancrer le spectateur dans l’univers bien particulier de la Beat Generation, à partir du poème Howl d’Allen Ginsberg.
A travers un lieu, des objets (livres, photos, sculptures, affiches, etc.) jonchés sur le sol, livrés à la curiosité du spectateur. A ...
Un hommage assumé!
23.11.11
Mireille Mathieu, vous vous souvenez? Une coupe de cheveux improbable, des chansons vieillottes et un succès planétaire.
C’est à la Maison des 8 heures de Charleroi qu’ont surgi, en plein après-midi, six sosies de Mireille Mathieu. Brunettes frangées tout de noir vêtues, elles ont attiré les client...
Et voici l'Homme
23.11.11
Made in Charleroi, une pièce faite par et pour les habitants de Charleroi.
Orchestrée par Joanne Leighton, une septantaine personnes se voit réunie dans un carré pour ce qui semblerait être une esquisse de la condition humaine. Car ici, l’Homme est une masse, réduite à son déplacement, son entassem...
Migration
22.11.11
Migration est une création chorégraphique de Nicole Mossoux. Sa particularité? Elle se danse sur la glace. Le spectateur ne doit pas avoir peur du froid: les représentations ont inévitablement lieu dans une patinoire. Mais une patinoire transformée en un espace brumeux.
On se croit très vite en ple...
Mireilles, ou plutôt lui
22.11.11
Elles sont six. Même robe, même coiffure, même collier. Plus un à la guitare, même coiffure.
Positionnées dans le fond de la Maison des 8 heures, elles s’apprêtent à chanter, l’homme à jouer. Elles chantent, il joue, «…que les hommes redeviennent des enfants…», dans des corps statiques pour une cha...
L’espoir fait vivre
22.11.11
A deux pas du PBA, à l'entrée d'un vaste hangar, le public reçoit une couverture. C’est qu’il va faire froid. Un froid psychologique mais palpable. Dans cet ancien garage, c’est un monde dévasté, un monde post guerre nucléaire. Le spectateur comprend d’emblée que, sous sa couverture de pau...
Briser la frontière scène/salle
22.11.11
Dès son entrée, seule sur scène, Joanne Leighton s’adresse au public en demandant un volontaire pour téléphoner… Les interventions des spectateurs, coordonnées à la minute près par la chorégraphe, se succèdent tout au long de la représentation. Ces participations introduisent rupture, rythme et humo...
Diversité dansée
22.11.11
Créé par/pour une foule, Made in Charleroi est une chorégraphie participative. Pour ce projet, Joanne Leighton, accompagnée par 5 danseurs professionnels, a convié 75 habitants de Charleroi au cœur d’un projet de danse collective.
Dans l'espace du B.P.S.22, cette impresionnante équipe accompli...
Pour une certaine visite
21.11.11
Une fille à capuche, un disque argenté démesuré à la main, des écouteurs sur les oreilles. Et la voici qui commence à danser, tout en marchant. Et tel un bon spectateur venu voir un spectacle, celui-ci la suit.
Mirror Dancing Walk est une invitation à se balader dans la ville avec comme vision perm...
Variations sur un chaos organisé
21.11.11
Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter, Samuel Beckett...
L’homme, aux yeux de Maguy Marin, est en combat permanent, tout au long de sa vie. Il tombe, se relève et recolle, morceau après morceau, les bouts de son existence. Il colmate et répare. Il travaille ses cata...
Trip en poésie
21.11.11
Après son installation remarquée lors de la précédente biennale autour d’Elfriede Jelinek, Maya Bösch revient à Charleroi créer une installation-performance, centrée cette fois-ci sur Allen Ginsberg, et plus particulièrement sur son mythique poème, Howl.
Ginsberg écrit ce court texte en 1955-56, v...
Balade un après-midi d’automne à Charleroi
21.11.11
14h30, esplanade du Palais des Beaux-Arts. Sous un agrandissement de la célèbre banane de Warhol du premier album du Velvet Underground, la performeure Margherita Isola, affublée de lunettes de soleil et d’un sweat-shirt à capuche («I’ll be your mirror» brodé au dos), écouteurs sur les oreilles, ...
Comment réveiller les citoyens?
21.11.11
Ils sont une septantaine. Amateurs pour la plupart sauf cinq qui, eux, sont professionnels. Ils nous célèbrent le mouvement, animés d’un même désir, porteurs d’un même message: ensemble, tout est possible, à commencer par l’aventure artistique.
Ils… Ce sont les citoyens dansants qui se sont lanc...
Made in Charleroi
21.11.11
Made in Charleroi est un spectacle présenté à Charleroi au BPS 22, créé pour Charleroi et dansé par 75 Carolorégiens amateurs, accompagnés par 5 danseurs professionnels. Le tout orchestré par Joanne Leighton.
Dans le vaste cube blanc/béton du BPS 22, de beaux mouvements de masse apparaissent, de...
Lire la danse
21.11.11
La démarche de Joanne Leighton est claire et simple: détricoter la structure d’un spectacle de danse contemporaine afin d’en soumettre au public, de manière interactive et ludique, une (re)composition précise. Les différentes phases vont ainsi du travail de construction d’une chorégraphie au choix d...
Magie et balance entre deux mondes
20.11.11
Kiss & Cry, un spectacle étonnant où deux mondes s’offrent aux regards: l’illusion de l’écran et la réalité du plateau. Un jeu parfaitement coordonné se déroule sur scène où deux chorégraphes/interprètes utilisent leurs mains, telles des marionnettes, pour jouer dans des décors miniatures aux...
Kiss & Cry
16.11.11
Cinq amants, et pourtant un seul et unique, celui aux mains douces et tièdes. Cinq histoires pour nous emmener dans le voyage naïf de l’amour où les fleurs ne sont pourtant pas toujours bleues. Que deviennent les gens que nous avons aimés? Mais aussi détestés? S’ouvre alors sous nos yeux, une petite...
Quand les doigts dansent les corps...
15.11.11
Kiss & Cry… Et la Biennale démarre en sensibilité et émotion.
Un projet pluriel tout simplement cohérent, harmonieux, beau de rêves et de poésie. Intense, léger autant que grave, fragile autant que fort, Kiss & Cry respire la mélancolie, la tendresse, la simplicité, l’amour, le deuil et l’e...
Comme pour se tromper
15.11.11
En ouverture de la biennale: Kiss & Cry. Comme pour signifier la complexité d’un spectacle ou en mettre plein la vue.
Kiss & Cry est un dispositif qui fait Kiss & Cry, il n‘y a pas à le nier.
En 1h30, un tournage, une post-production, une diffusion.
Un film d’animation en soi, qui jus...
Aux pays des bons sentiments
14.11.11
Pour l’ouverture de cette nouvelle édition de la Biennale de Charleroi/Danses, les spectateurs sont embarqués dans un voyage qui navigue entre la danse (surfant sur la vague du finger tutting ) et le cinéma. Sur un texte de Thomas Gunzig, en général plus inventif et facétieux, le réalisateur Jaco Va...
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