Saison

Saison 2006-2007

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22/01 → 23/01

Nkululeko
Via Katlehong Dance Company

La Compagnie Via Katkehong | Distribution | Production | Infos pratiques

Dans les années soixante, le régime de l'Apartheid en Afrique du Sud a déplacé de force une majorité de la population noire vers les townships, des zones d'habitants très précaires situées en périphérie des villes. Ces réservoirs de chômage ont vu rapidement naître une nouvelle culture : le pantsula, véritable alternative à la criminalité omniprésente. Les similitudes qui existent entre le pantsula et le hip-hop sont nombreuses, les deux mouvements se veulent alternatifs à la violence, ils ont une mode, une musique, une danse et surtout un style de vie et de comportement. Leurs danses sont énergiques, généreuses et ludiques. Ils métissent le pantsula et les danses néo-traditionnelles comme le steps et le gumboots - exécuté par les mineurs avec leurs bottes de caoutchouc.

Créée en 1996 en Afrique du Sud, la compagnie Via Katlehong Dance menée par Michael Moloi, Vusi Mdoyi et Steven Faleni, tire son nom du township de Katlehong dans l'East Rand, l'un des quartiers déshérités où est née la culture contestataire pantsula. Nourrie d'une forte identité communautaire, Via Katlehong Dance poursuit une mission éducative, culturelle et sociale à l'attention des jeunes d'Afrique du Sud.

 


La Compagnie Via Katkehong

La compagnie Via Katlehong Dance, fondée en 1992, tire son nom d’un township de l’East Rand, établi en 1945. Un township – qui signifie municipalité – vient à désigner sous l’apartheid ces zones d’habitat très précaires, car le régime y installe de force une majorité de la population noire. Katlehong, célèbre pour sa participation aux soulèvements des années quatre-vingt, est après Soweto, et avec Thokoza, le deuxième township d’Afrique du Sud par la taille. Ces véritables réservoirs de chômage et de criminalité, surpeuplés et misérables, voient rapidement naître une nouvelle culture : le pantsula, ainsi dénommé du surnom donné à la jeunesse rebelle des townships.

Les tsotsis (mauvais garçons) de chaque township exhibaient avec fierté la forme particulière de pantsula dans leur township. Ils laissaient libre cours à leur esprit de compétition dans la rue, à défaut de scène : c’était à qui aurait la tenue la plus « fusionniste » pour danser de la manière la plus tapageuse. Le pantsula exprimait ainsi dans la rue les angoisses, les joies et les problèmes du township, codifiés dans des pas spécifiques.

Les similitudes qui existent entre le pantsula et le hip hop sont nombreuses, les deux mouvements se veulent une alternative à la violence, ils s’identifient par une mode, une musique, une danse et surtout un style de vie et de comportement.

Le « Gumboot dancing » est une autre source d’inspiration de Via Katlehong. Cette danse en bottes de caoutchouc – pour faire la fête ou protester (toy toy) – s’est développé dans les mines d’or en Afrique du Sud pendant l’époque de l’apartheid. Les mineurs noirs travaillaient dans l’obscurité quasi-totale au fond des mines d’or. Ils étaient enchaînés à leur poste avec l’interdiction de parler. Les conditions de travail étaient extrêmement pénibles et entraînaient souvent des infections et des ulcères, car ils étaient constamment dans l’eau jusqu’aux genoux. Les propriétaires des mines se sont rendus compte qu’il serait plus rentable d’équiper les travailleurs de bottes en caoutchouc (les Wellington) plutôt que de drainer les mines ou de gérer les fréquents arrêts de travail dus aux maladies. Afin de communiquer entre eux, les mineurs ont élaboré un code rythmé par leurs pieds bottés frappant sur le sol, sur l’eau et les bruits de leurs chaînes… Via Katlehong a réussi à moderniser cette danse la mêlant aux claquettes, steps, pantsula et danse traditionnelle (Gum-step-tap-pantsula).

 

Dans la nouvelle Afrique du Sud, la culture se commercialisant peu à peu, la danse a quitté lentement les townships. L’esprit de survie qui lui a donné naissance s’est peu à peu édulcoré. Quelques groupes, qui demeurent dans les townships, comme Via Katlehong, continuent de développer la forme tout en se faisant les ambassadeurs de leur culture urbaine originelle sur les scènes internationales. Et peu de groupes ont su, à l’instar de Via Katlehong, transposer sur scène l’énergie et le caractère contestataire de la danse pantsula.

 


Distribution

Chorégraphie : Via Katlehong Pantsula, Gumboot and Tap Dancers

Interprètes : Faleni Steven Mpiyakhe, Fanie Mandlenkosi, Malotana Mpho Caiphus , Mdoyi Vusumuzi Wellcome, Mohlabane Buru Isaac, Moloi John Mbabazani, Motshele Mukhulu Lazarus, Nchabelang Tsepho Stanley, Qwabe Xolani Loid,

 

Manager : Lowry Michelle

 

Diffusion, Damien Valette

 


Production

En coprésentation avec le Palais des Beaux Arts-Eden

 

Avec la collaboration de l'Institut français d'Afrique du Sud, le National Arts Council, le Recreation Sports Arts & Culture, le FNB Vita Dance Umbrella & Ekurhuleni Arts Forum & Gauteng Dancee Manyano.


Infos pratiques

Tarifs : 12 & 8 euros

Infos et réservations : 071 31 12 12 - 071 20 56 40

 

Représentations aux Ecuries

65c Bd Pierre Mayence

6000 Charleroi


Danses du quotidien - Flavia Ribeiro Wanderley & les citoyens-dansants de Charleroi - © Filip Vanzieleghem