Biennale 09
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Equi VociThierry De Mey
Crédits | Infos pratiques | Prélude à la mer | Ma mère l'Oye | La Valse | Thierry De Mey
Pièces orchestrales accompagnées de films de danse. Brussels Philarmonic/Vlaams Radio Orkest
Direction: Michel Tabachnik
Humaniste à la curiosité insatiable et créateur en perpétuelle recherche de nouveaux médias, le compositeur et réalisateur Thierry De Mey revient à l'occasion de la Biennale avec une création en forme d'oeuvre multiple. Equi Voci, est un polyptique combinant plusieurs pièces musicales orchestrales accompagnées de films de danse dont le montage s'opère en temps réel. Grâce à un dispositif interactif, les images se déclenchent au gré des tempi du chef d'orchestre, permettant à ce dernier une liberté jusque-là inédite. Matrice originelle de cette oeuvre multi-facettes, l'enchanteur Ma Mère l'Oye se voit entouré et augmenté du Prélude à la mer, nouveau film basé sur la chorégraphie d'Anne Teresa De Keersmaeker et tourné dans le décor spectral de la Mer d'Aral. La Mer de Debussy illustrée en son début par des images de Thierry De Mey, et La Valse de Ravel viennent parachever cette suite à quatre temps. Un moment d'exception où les souffles de Debussy et Ravel hanteront la scène, les corps et les esprits.
Pour la représentation aux Ecuries, La Valse sera présentée en direct par les danseurs de ZOO/Thomas Hauert
Rencontre avec l'équipe artistique après la représentation
Répétition ouverte à destination des scolaires : 16h00 à 17h00
En présence de Thierry De Mey
P rélude à la mer
Un film de Thierry De Mey
Une chorégraphie d'Anne Teresa De Keersmaeker
Sur le "Prélude à l'après-midi d'un faune" de Claude Debussy
Par le Brussels Philharmonic Vlaams Radio Orkest,
Direction: Michel Tabachnik
Créé et dansé par: Mark Lorimer et Cynthia Loemij
Vocabulaire de danse en collaboration avec: Mark Lorimer, Cynthia Loemij et David Hernandez
Directeur de la photographie et cadreur: Philippe Guilbert
Cadreur: Aliocha Van der Avoort
Son et mixage: Xavier Meeus
Montage: Boris Van der Avoort
Montage son: Isabelle Boyer
Assistants caméra: Julien Lambert et Sarah Blum
Assistante à la direction artistique: Anne Van Aerschot
Assistante réalisateur et scripte: Ludovica Riccardi
Costumes: Tim Van Steenbergen en collaboration avec Anne-Catherine Kunz
Producteur délégué: Vincent Thirion pour Charleroi/Danses
Co-producteur: Jan Roekens pour Sophimages
Responsable production: Katia Lerouge
Directeur administratif et financier: Paul Delvaux pour Charleroi/Danses
Attaché de production: Florent Le Duc
Fixer : Serik Duisenbayv pour Aral Tenizi ONG
Directeur technique : Gianni Brecco pour Charleroi/Danses
Régisseur général: Gwen Laroche
Machinistes : Nikolay Platonov, Vlad Zazherilo, Ilya Miller, Aleksander Morozov, Zakir Rozahunov
Chauffeurs production : Aïan, Asylbek, Sacha, Chimbulat
Coordination labo: Yves Dujardin
Bruiteur : Céline Bernard
Recorder bruitage : Romain Drouillon
Etalonnage : Benoît Delval
Matériel Caméra : B&L
Pellicule: Kodak
Machinerie: Mark II Productions, Almaty
Labo: Studio l'Equipe
Etalonnage: Puzzle Film & Video
Compositing: Victor studio
Bruitage: studio Les Dames - Dame Blanche
Remerciements:
Kosi Hidama, Zsuzsa Rozsavölgyi, Taka Shamoto,Ambassade de Belgique au Kazakhstan (Michaël Pauly consul, Liliya Doldyrina, Christian Meerschman ex-Ambassadeur de Belgique au Kazakhstan), Initiatives Asie Centrale, Karl Desmet/Kodak, Patricia Devos/Eve Lite, Pierre Drouot, Karla Puttemans, Brecht Van Elslande, Edwin Carels, Marion Hugues, Marie Hellin, Jean-Marc Deom et Renato Sala, Emmanuel Van Melkebeke, Valérie Van Geert/Petrel Voyages Bruxelles, Docteur Alexia Vandenbroecke, Manuela Rastaldi, Pierre Ansay, les équipes de l’hôtel Aral et du restaurant Tchinson, Elmira et Samalbek (guest house)
Production : Charleroi/Danses
En Coproduction avec : Sophimages, Rosas, Arte France, Eroïca productions, Flagey, Cité de la musique/Paris, Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles (CBA)
Avec le soutien du: Fonds Audiovisuel Flamand, l'Agence wallone à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX), Wallonie-Bruxelles International (WBI), Air Astana, Concertgebouw/Brugge, Centre des arts d'Enghien-les-Bains, La Filature/Mulhouse
Avec la collaboration du : Grame, centre national de création musicale/Lyon et de l'Ambassade de Belgique à Astana
© 2009 Charleroi/Danses – Sophimages – Eroïca productions
La Mer
Musique: Claude Debussy
Ma mère l'Oye
Conception et réalisation des images : Thierry De Mey
Musique : Maurice Ravel
Interprétation : Samir Akika, Iris Bouche, Jonathan Burrows, Annabelle Chambon,
Cédric Charron, Sidi Larbi Cherkaoui, Anne Teresa De Keersmaeker, Michèle Anne De Mey, Cristian Duarte, Pascale Gigon, Shani Granot, Etienne Guilloteau, Thomas Hauert, Radek Hewelt, Damien Jalet, Tijen Lawton, Brice Leroux, Marion Levy, Kate Mc Intosh, Lieve Meeusen, Erna Omarsdottir, Mauro Paccagnella, Igor Paszkiewicz, Manuela Rastaldi, Efrat Rubin, Riina Saastamoinen, … & co
Images : Aliocha Van Der Avoort et Thierry De Mey
Montage : Boris Van Der Avoort et Isabelle Boyer
Production : Léonard de Vinci / Opéra de Rouen
Production exécutive : asbl Eroïca production
Réalisation informatique : Christophe Lebreton (Grame)
Production: Eroïca Productions
Coproduction: ZDF/ARTE avec le soutien de Charleroi/Danses et la collaboration du Grame, centre national de création musicale (Lyon)
La Valse
Conception et réalisation des images : Thierry De Mey
Musique : Maurice Ravel
Durée totale: 90 minutes
Une co-présentation Charleroi/Danses, Flagey & PBA+Eden
Infos pratiques
DATE:
27/11/09 - 21:00 / Sold Out
RESERVATIONS:
070/660 413
TARIFS:
15/10 euros
Répétition ouverte : 3 eur – Gratuit pour les enseignants accompagnants
Réservation obligatoire> 071/ 509 286 ou via Isabelle@charleroi-danses.be
LIEU:
Charleroi/Danses - Les Ecuries
Boulevard Pierre Mayence, 65C
6000 Charleroi
Le Prélude à la mer sur la musique de Claude Debussy d’après le texte de Stéphane Mallarmé, est le sublime poème musical de l’éphémère, de l’absence, de la disparition.
Un faune se demande si les nymphes qui ont échappé à ses assiduités amoureuses n’étaient pas après tout, qu’une chimère : aimais-je un rêve ?...Perpétuer ces nymphes, faire durer l’éphémère, s’approprier ce qui ne peut que disparaître…
Nous avons le projet de confronter la chorégraphie d’Anne Tersa De Keersmaeker, servie par deux interprètes « de rêve » Marc Lorimer et Cynthia Loemij à la dureté d’un lieu catastrophe : le site d’une mer en voie de disparition, la mer d’Aral.
Un « faune » androgyne (par jeu de substitution homme/femme) se perd dans la quête impossible de retenir ce qui ne peut que disparaître. Il/elle trace les mouvements de son inassouvissement, en errant dans l’empreinte de la mer qui fut … : steppe de sel, paysages au sol craquelé, tempêtes de sable, cimetière d’épaves de bateaux, phares en plein désert, villages fantômes ensablés sous le vent.
Lorsqu’il/elle trouve enfin le rivage actuel, au dernier plan du film, l’image de la mer à son tour disparaît en un long fondu au blanc. Peuvent alors résonner les premiers accords de La Mer de Debussy.
À l’origine, fut une commande de l’opéra de Rouen. La figure imposée, le champ d’action imparti ; traduire en images l’univers des contes de Ma Mère l’Oye de Charles Perrault. Pour Thierry De Mey, l’expérience déboucha sur une découverte insoupçonnée de l’univers de Maurice Ravel. Orfèvre du timbre, ciseleur dit impressionniste mais d’une rigueur infaillible. Travailler dans son sillon, fatiguer les chemins empruntés par ce dernier relevait de l’expérience sensorielle. Prendre la mesure de la luxuriance absolue de l’univers du compositeur.
À l’arrivée, une partition filmique pour orchestre, ample et aérée, déployée tantôt sous forme de diptyque, tantôt de triptyque vidéo. Œuvre cinématographique féerique à l’onirisme enveloppant, Ma mère l’Oye met en scène près d’une cinquantaine de danseurs et chorégraphes dans l’univers fantasmatique des forêts de Bruxelles et de Salzbourg. Tous y interprètent de façon sensible et inattendue une créature mythologique, un personnage de conte, un avatar personnel où l’indicible individuel s’offre plus aisément à la caméra.
Partant du poème chorégraphique pour orchestre de Maurice Ravel, Thomas Hauert signe une composition abstraite où l’intercérébralité, l’espace mental entre les interprètes se ressent comme un nuage d’oiseaux déployant la complexité de ses figures, sans chef et sans plan préétabli. Les harmonies, les mélodies, les contrepoints sont traduits, amplifiés ou détournés physiquement par les danseurs. Les rythmes voyagent de corps en corps pour former de captivantes polyphonies de mouvements. Une dynamique à laquelle Thierry De Mey rêvait d’offrir une réponse filmique : c’est la rhétorique du tournoiement et de la voltige qu’il mettra en œuvre.
Thierry De Mey, né en 1956, est compositeur et réalisateur de films. L’intuition du mouvement et du bondissement est sans doute ce qui guide l’ensemble de son travail : « refuser de concevoir le rythme comme simple combinatoire de durées à l’intérieur d’une grille temporelle, mais bien comme système générateur d’élans de chutes et de développements nouveaux » constitue le postulat préalable à son écriture musicale et filmique.
Une grande partie de sa production musicale est destinée à la danse et au cinéma. Pour les chorégraphes Anne Teresa De Keersmaeker, Wim Vandekeybus et sa sœur Michèle Anne De Mey, il fut souvent bien plus qu’un compositeur, mais aussi un précieux collaborateur dans l’invention de « stratégies formelles » − pour reprendre une expression qui lui est chère. Ses principales réalisations et compositions sont Rosas danst Rosas, Amor constante, April me, Kinok (chorégraphies A. T. De Keersmaeker) ; What the body does not remember et Les porteuses de mauvaises nouvelles, Le poids de la main (chorégraphies de W. Vandekeybus), Dantons Töd (dir. Bob Wilson), Musique de tables, Frisking pour percussions, un quatuor à cordes, Counter Phrases, etc.
Il a participé à la fondation de Maximalist ! et de l’ensemble Ictus qui a créé plusieurs de ses pièces (dir : G. E. Octors). Il a été artiste en résidence au Fresnoy en 98 et compositeur en résidence à Strasbourg au festival Musica 2001 et 2002 et figure centrale du festival Musique en scène Lyon 2004. Sa musique a été interprétée par de grands ensembles tels que le Quatuor Arditti, le Hilliard ensemble, le London Sinfonietta, l’Ensemble Modern, le musikFabrik et l’Orchestre Symphonique de Lille. Les installations de Thierry De Mey où interagissent musique, danse, vidéo et processus interactifs ont été présentées dans des manifestations telles que les biennales de Venise, de Lyon et en de nombreux musées. Son travail a été récompensé de prix nationaux et internationaux (Bessie Awards, Eve du Spectacle, Forum des compositeurs de l'Unesco, FIPA…). Il exerce également une activité pédagogique lors de stages, conférences, académies d’été et cours de composition. Depuis la fondation de P.A.R.T.S., il dirige le cursus de composition chorégraphique ; plusieurs de ses étudiants ont acquis une réputation internationale. Le film/installation Deep in the woods (2002-2004) réunit plus de 70 danseurs/chorégraphes. Pour le film Counter Phrases (2003-2004), 9 compositeurs répondent à son invitation danse/film : S. Reich, F. Romitelli, M. Lindberg, T. Hosokawa, G. Aperghis, J. Harvey, L. Francesconi, R. De Raaf et S. Van Eycken. En 2003, le processus de travail avec A. T. De Keersmaeker sur April me a fait l’objet d’un documentaire Corps accord produit par Arte. En 2004, il est invité par le British Council et la BBC pour diriger une expérience originale danse/TV : Dance film academy diffusé en mars 2005. La chaîne Arte a diffusé trois de ses films en avril 2005.
En juillet 2005, il a été nommé dans le quatuor de direction artistique de Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française aux côtés de Michèle Anne De Mey, Pierre Droulers et Vincent Thirion. En 2006, il a réalisé une installation d’après le conte de Perrault, Barbe Bleue, et un film, One Flat Thing reproduced sur la chorégraphie de William Forsythe, diffusé sur Arte en octobre. En 2007, pour la Biennale de Charleroi/Danses, il crée From Inside, une installation interactive en forme de triptyque. Il travaille actuellement à la réalisation du film d'une des plus belles chorégraphies d'Anne Teresa De Keermaeker : Le Prélude à l’après-midi d’un faune. Ce film fera partie d'un nouveau projet Equi Voci, pièces orchestrales accompagnées de films de danse projetés en tryptique dont la première verra le jour en novembre prochain dans le cadre de la Biennale de Charleroi/Danses.



14/11/09











